Wednesday, May 24, 2017

Education : Plaidoyer pour une meilleure implication des universitaires haïtiens dans la planification du développement en Haiti

Education : Plaidoyer pour une meilleure implication des universitaires haïtiens dans la planification du développement en Haiti


jeudi 25 mai 2017
P-au-P, 23 mai 2017 [AlterPresse] --- L’organisation de jeunes professionnels haïtiens N Ap Sove Ayiti (Napsa) appelle l’État à engager les universitaires haïtiens dans la planification du développement national, lors d’une conférence-débat, organisée, à l’occasion de la fête de l’université et du drapeau, le jeudi 18 mai 2017, a observé l’agence en ligne AlterPresse.
Ces universitaires devraient, à leur tour, bénéficier d’importants investissements provenant des secteurs publics et privés, estime la Napsa.
La Napsa entend plaider en faveur d’une université moderne, qui pourrait fortement s’impliquer dans le développement d’Haïti.
« Il faut une autre université pour Haïti, une université digne de ce nom », a déclaré, Smith Augustin, doctorant en sociologie de l’Université Laval (Québec, Canada).
Ceci ne concerne pas seulement l’Université d’État d’Haïti (Ueh), mais tous les secteurs universitaires haïtiens, souligne Augustin.
Pour redonner à l’université haïtienne son prestige, celle-ci devrait, selon lui, cesser d’être le refuge de celles et de ceux qui ne trouvent rien de plus exigeant à faire.
L’université devrait, impérativement, se moderniser, pour que les jeunes puissent vraiment jouer un « rôle décisif » dans le développement national.
Pour aboutir à cette modernisation, l’État devrait rompre avec les veilles politiques éducatives ségrégatives et sous financées, qui seraient responsables de la reproduction des inégalités sociales et économiques en Haïtis, relève Smith Augustin.
« La participation, en Haïti, de l’université dans le développement national n’est pas un rôle, ajouté aux rôles fondamentaux d’enseignant et de recherche de l’université. Ce rôle est au cœur de son identité même comme intelligence de la nation ».
L’université ne devrait pas seulement former l’esprit critique des jeunes universitaires, mais aissi contribuer, de manière démocratique, donc inclusive, à la rationalisation des réflexes haïtiens, en poussant le peuple, par la lecture et la réflexion, à dépasser la mentalité traditionnelle, basée sur une logique magico-religieuse, estime Smiyh Augustin.
« L’enseignement universitaire doit être l’affaire de nos cadres les plus motivés et les mieux préparés », soutient le sociologue.
Pour sa part, le docteur en économie, Helph Monod Honorat, a mis l’accent sur l’importance et le rôle des jeunes dans le développement d’Haïti.
« Dans tous les pays du monde, et particulièrement en Haïti, les jeunes (…) peuvent jouer un rôle de catalyseurs pour le développement économique (…), insiste Honorat.
Le docteur en économie plaide en faveur de l’amélioration du capital humain, de l’investissement dans l’éducation, de la formation professionnelle et de la santé des jeunes, en vue d’assurer de meilleures conditions de vie pour les générations futures.
« La population des jeunes, âgés de 15 à 24 ans révolus, a cru à un rythme plus rapide que la population (3% contre 2.5% l’an) au cours de la période, comprise entre les recensements de 1982 et de 2003 », a-t-il signalé, citant un rapport du Fonds des Nations unies pour la population en Haïti (Unfpa- Haïti).
La conférence-débat du 18 mai 2017 s’est déroulée autour du thème : « rôle de l’Université dans le développement national, un dialogue avec les jeunes ». [jd emb rc apr 23/05/2017 12:10]

Wednesday, May 17, 2017

Faire place à l’argumentation au lieu de la mémorisation dans l’éducation en Haiti

Faire place à l’argumentation au lieu de la mémorisation dans l’éducation en Haiti


mercredi 17 mai 2017
P-au-P, 17 mai 2017 [AlterPresse] --- Le vice-recteur aux affaires académiques de l’Université d’État d’Haïti (Ueh), Hérold Toussaint, plaide en faveur de l’enseignement de l’argumentation et la rhétorique en lieu et place de la mémorisation dans les écoles et les universités en Haïti, à l’occasion de la fête du drapeau et de l’Université, le 18 mai 2017.
Dans le système éducatif haïtien, il souligne l’absence de ce cours, qui est, dit-il, fondamental, lors une conférence, le mardi 16 mai 2017, et à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.
« On nous apprend à se quereller dans le pays et non à argumenter. Lorsqu’il n’y a pas d’argumentation et de rhétorique (dans les discussions), la société peut sombrer dans la violence à n’importe quel moment. Ce type de cours peut nous aider à pacifier le milieu scolaire et universitaire ».
L’Universitaire critique le fait qu’on accorde plus d’importance au savoir encyclopédique et à la mémorisation, et invite à apprendre aux jeunes comment penser, analyser, s’évaluer et synthétiser.
Il n’existe pas de démocratie sans des citoyennes et citoyens capables d’argumenter, avance-t-il, profitant pour interpeller le Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp) sur la question.
L’éducation à l’argumentation et à la rhétorique peut stimuler les nouvelles générations à accepter le caractère paradoxal de l’existence et de la vie quotidienne, estime Toussaint.
Il appelle les étudiants à initier le débat argumenté et à s’organiser en une communauté de recherche.
Le système éducatif haïtien ne permet pas aux jeunes de développer une autonomie au niveau de la pensée, affirme, pour sa part, Pierre Michelot Jean-Claude, consultant au rectorat de l’Ueh.
« On ne peut espérer une société où on respecte les règles et l’État de droit sans une culture du débat argumenté », soutient-il.
Le rectorat de l’Ueh a consacré l’année académique 2016-2017 au débat argumenté.
Cette initiative viserait à promouvoir une « culture du débat argumenté » à l’intérieur des facultés de l’Ueh. [bd emb gp apr 17/05/2017 10 :35]

Jovenel Moïse et l'ADIH discutent de la relance de la production nationale

Jovenel Moïse et l'ADIH discutent de la relance de la production nationale

Publié le 2017-05-16 | Le Nouvelliste
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National -
Le président Jovenel Moïse s’est entretenu au Palais national avec une délégation de l’Association des industries d’Haïti (Adih) sur la relance de la production nationale, a confié au journal Georges Sassine, mardi 16 mai 2017. La lutte contre la contrebande, qui prive l’Etat de 600 millions de dollars l’an, la réciprocité dans les échanges commerciaux avec la République dominicaine, l’harmonisation du tarif extérieur de la CARICOM ont été évoquées à ces discussions. L’Adih a aussi remis au chef de l’Etat quatre études sur ces questions de grande importance pour l’économie nationale, a expliqué l’industriel Georges Sassine, président de l’ADIH. « Nous avons un début de collaboration avec l’exécutif. Nous voulons qu’elle soit plus étroite », a poursuivi Georges Sassine, motivé par le parti pris du chef de l’Etat pour la production nationale. La présentation du secteur industriel et agricole et son potentiel de croissance, la contrebande à la douane du port et la frontière, les propositions de solutions, les relations commerciales avec la République dominicaine et un éventuel nouveau tarif douanier étaient au menu de la réunion. Cette réunion sur les efforts pour relancer la production nationale a permis de voir en profondeur la nécessité d’une politique commerciale, a confié au journal Peterson Benjamin Noël, ambassadeur d’Haïti à la CARICOM et membre du cabinet du président Jovenel Moïse. L’impact de l’alignement sur le tarif extérieur de la CARICOM pour l’économie nationale, la lutte contre la contrebande à travers, et le jumelage des douanes haïtienne et dominicaine ont été discutés. Au regard du potentiel de croissance du secteur industriel et agricole du pays, de telles mesures peuvent entraîner quelque 100 000 nouveaux emplois au cours des prochaines années, a souligné Peterson Benjamin Noël. Le président a promis tout son support aux initiatives pour encourager la production nationale, a-t-il expliqué. La réunion de l’ADIH avec le président Jovenel Moïse intervient après une conférence-débat organisée mi-avril sur les « enjeux et perspectives de la renégociation de la liste des concessions tarifaires de la République d’Haïti à l’Organisation mondiale du commerce (OMS) » . La conférence-débat entre les acteurs, importateurs, producteurs, pouvoirs publics répond à un besoin de modification tarifaire. Il constitue aussi et surtout un signal fort envoyé par le secteur privé en faveur de l’emploi, avait résumé Bernard Craan, président du Forum économique du secteur privé. « Il y a un besoin de mettre nos tarifs douaniers au même niveau que les pays de la CARICOM. En tant qu’Etat membre, nous sommes assujettis au tarif extérieur commun », avait-t-il détaillé, soulignant « qu’Haïti a le plus faible tarif de la région ». Par exemple, sur les produits agricoles, le tarif extérieur commun de la CARICOM est de 40 % tandis que nous chargeons en Haïti un maximum de 15 %. Plus de taxes impliqueraient plus de ressources pour le Trésor public et la réduction du déficit budgétaire. Certaines filières agricoles seront un peu plus protégées. Il y aura des possibilités d’augmenter les investissements dans ces filières. « C’est une incitation à la production nationale », avait-il indiqué, soulignant qu’il y a cependant un risque d’augmentation de prix pour les produits importés. Maintenant, il va bien falloir évaluer l’impact. Il n’y a pas de gros problèmes sur les filières où la capacité de production locale est évidente, a soutenu Bernard Craan. Le pays consomme à tout casser plus de 400 000 tonnes métriques de riz. Il en produit quelque 100 000 et importe plus de 300 000 tm3, a illustré Bernard Craan, estimant qu’il y a des incitatifs à donner pour que les producteurs locaux augmentent progressivement leur production. Des signaux sont déjà envoyés. La BRH a déjà commencé à envoyer le signal en permettant à des institutions financières intermédiaires d’octroyer des crédits à certains secteurs tels que le secteur agricole à taux d’intérêt subventionnés sur des délais assez longs et en monnaie locale. Ceci est une incitation à la production, a expliqué Bernard Craan. Il y a d’autres incitations à donner pour augmenter la capacité de production, le rendement à l’hectare est très faible, l’amélioration du circuit de distribution pour éviter que les pertes après récolte ne soient aussi énormes. Les pertes après récolte en Haïti dépassent facilement les 50 %. Ceci doit être réduit à un maximum de 10, 15 % pour permettre aux producteurs d’augmenter leurs revenus, pour que la population ait accès à des produits de meilleure qualité. C’est un package, a dit Bernard Craan. Selon ce dernier, « pour que ce tarif soit revu, il faut notifier l’OMC de ce qu’on appelle les tarifs consolidés, c'est-à-dire les tarifs maxima qu’Haïti doit charger si elle décide de modifier son tarif douanier actuel ». Il a aussi souligné qu’Haïti est un PMA disposant de « la latitude de mettre des droits de douane différents que les autres pays du CARICOM qui sont plus avancés que nous au niveau de leur PIB. Il faut des mesures d’accompagnement à l’augmentation tarifaire. Par exemple, sur le crédit. On ne peut pas parler d’augmentation tarifaire sans parler d'accompagnements comme la loi sur le crédit-bail, l’annulation de cette disposition qui empêche les agriculteurs de livrer leur terre comme collatéral pour obtenir du crédit des institutions financières. Il faut aussi résoudre le problème foncier, a longuement expliqué Bernard Craan. L’ADIH et le forum lancent un appel fort. Le secteur privé veut la consolidation des bases de production nationale pour créer plus d’emplois et plus de richesse, avait-il soutenu.
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Le gouvernement fixe de nouveaux tarifs pour les circuits

Le gouvernement fixe de nouveaux tarifs pour les circuits

Suite à la mesure prise par le gouvernement d’augmenter les prix des produits pétroliers, dont est passé de 189 à 224 gourdes le prix de l'essence (gazoline) : 149 à 179 gourdes celui du gasoil (diesel) et de 148 à 173 gourdes le prix du kérosène, le Ministère des Affaires Sociales et du Travail informe à toute la population que les tarifs des courses des différents circuits du territoire national ont été ajustés.
En effet, suivant la note du Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST, le prix du transport de Port au Prince à des zones telles : « Carrefour (Station Essence Paloma), Bon Repos, Croix des Bouquets, Pétion-Ville en passant par Delmas et Bourdon » est fixé à 20 gourdes. Parallèlement, le tarif du transport de Port-au Prince (Téléco, Rue Pavée) à Canapé Vert, Christ-Roi, Carrefour feuilles, Croix des Missions est à 15 gourdes.
Pour ceux qui veulent se rendre à Cabaret, venant de Port au Prince, le nouveau tarif est fixé à 30 gourdes. 45 gourdes est le prix du transport de Port au Prince (Pont Rouge) à Arcahaie, tandis qu'un passager qui veut se rendre à Kenscoff doit désormais débourser 60 gourdes. 
20 gourdes est le nouveau prix pour le transport de Portail Leogane à Clercine. De Martissant à Cité Soleil, Delmas 65 et Aéroport, 15 gourdes est le nouveau tarif. Alors que le prix de transport de Arcahon 32, Lamentin 52, Lamentin 54, Waney 87 à Aéroport est de 7 gourdes. Même tarif pour le transport de Brochette à 99 Rivière Froide. 10 gourdes pour Carrefour Marin à Route 9 et 8 gourdes pour Croix des Bouquets à Meyer et Bon Repos à Ceslesse.
Pour les transports de la Croix des Bouquets à Portail St Joseph, le nouveau tarif est fixé à 20 gourdes. De la même zone à Tube, Bonnette, Galette Roche Blanche et La Feronnay, 15 gourdes est le nouveau tarif pour ces circuits.
Quelques autres tarifs :
Clercine -  Portail Leogane (20 gourdes)
Carrefour Damien – Blanchard (10 gourdes)
Poste Marchand -  carrefour Cornier (10 gourdes)
Delmas 31 – Rue Jacques 1er (10 gourdes)
Delmas 33 – Gerald Bataille, Adoquin  (10 gourdes)
Delmas 33 – Silot (20 gourdes)
Delmas 75 – Puits Blain (15 gourdes)
Carrefour Saintus – Decayette (15 gourdes)
Carrefour Aviation – Decayette (15 gourdes)
Carrefour Aviation – Fuji (15 gourdes)
Carrefour Libu – Libu (15 gourdes)
Pétion-Ville – Aéroport Cargo, Rue Macajoux (20 gourdes)
Pétion-Ville – Académie de Police, Petit Troupeau (15 gourdes)
Pétion-Ville – Petit Troupeau (15 gourdes)
Route de Frères – Gros Jean (20 gourdes)
Pétion-Ville – Port au Prince passant par Canape Vert (20 gourdes)
Pétion-Ville – Girardot (10 gourdes)
Pétion-Ville – Fermathe (25 gourdes)
Pétion-Ville – Malique (20 gourdes)
Pétion-Ville – Meyotte (15 gourdes)
Pétion-Ville – Bois Monquette (15 gourdes)
Pétion-Ville – Kenskoff (35 gourdes)
Post Marchand – Delmas 48 (25 gourdes)
Academie de Police – Carrefour Clercine (15 gourdes)
Delmas 65 – Portail Leogane (25 gourdes)
Djoumbala – Puits Blain (15 gourdes)
Le prix des courses normales de taxis pour la zone métropolitaine est, pour sa part, élevé à 30 gourdes.
Rappelons que selon le Ministère des Affaires Sociales et du Travail, ces mesures doivent être exécutées à partir de ce lundi 15 mai 2017.

Samuel Pierre a encore raflé un autre prestigieux prix

Samuel Pierre a encore raflé un autre prestigieux prix

Samuel Pierre, récemment élu membre de l’Ordre du Canada, prestigieuse distinction honorifique du pays, a encore raflé un autre important prix francophone.
Il pleut encore des hommages sur le professeur titulaire au Département de génie informatique et génie logiciel de Polytechnique, sur l’éminent spécialiste des réseaux de communication câblés et sans fil. Samuel Pierre, maintes fois déjà primé, élu il y a quelques jours membre de l’Ordre du Canada, est le lauréat 2017 du Prix EI Fasi.
C’est l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) qui a attribué ce prix à l’expert canadien d’origine haïtienne, « qui œuvre depuis 25 ans dans le domaine des technologies et de la communication », selon ce qu’a confirmé l’AUF dans une note de presse parvenue à la rédaction de Loop. Ce prix, créé en 1987 en hommage à Mohammed El Fasi par l’AUF lors de sa 9e Assemblée générale à Marrakech, « vise à couronner le travail  d’une personnalité marquante des réseaux de la Francophonie.
Revenant sur les critères du choix du lauréat 2017, l’AUF précise : «  cette édition a connu une innovation majeure dans le processus de dépôt des candidatures passant de la candidature individuelle à la nomination. Sont habilitées à nominer, les personnes issues des établissements membres ou des instances de l’AUF. Les candidatures proposées doivent : pouvoir justifier d’une activité pendant 25 ans après la thèse ; être ou avoir été en activité dans un établissement d’enseignement supérieur membre de l’AUF ; attester, entre autres mérites, de la plus grande exemplarité et faire la preuve d’une dimension internationale avérée ».
Samuel Pierre agit depuis 5 ans comme expert pour l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et a à son actif plus de 500 publications scientifiques et de nombreuses distinctions académiques. Samuel Pierre a obtenu en 1981 un baccalauréat en génie civil de l’École Polytechnique de Montréal, un baccalauréat en 1984 et une maîtrise en 1985 en mathématiques-informatique de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), une maîtrise en sciences économiques de l’Université de Montréal en 1987, et un doctorat en génie électrique de l’École Polytechnique de Montréal en 1991, lit-on dans une esquisse biographique de l’AUF.

Japon : Don de 18 millions de dollars pour la construction d’écoles 17/05/2017 10:31:59

Japon : Don de 18 millions de dollars pour la construction d’écoles
17/05/2017 10:31:59

Haiti - Japon : Don de 18 millions de dollars pour la construction d’écoles
Mardi, l’Ambassadeur du Japon en Haïti, Yoshiaki Hatta et le Chancelier haïtien Antonio Rodrigue ont signé un accord de don du Gouvernement du Japon d’un montant de 18.2 millions de dollars à travers l’agence japonaise de Coopération internationale.

Ce don est destiné à la construction d’écoles fondamentales et la fourniture de matériels dans les départements du Centre et de l’Artibonite, dans les villes de Mirebalais, Thomonde, Saut d’Eau, Boucan Carré, Hinche et Verettes.

Ce don permettra de financer entre autres la construction de 99 salles de classe, toutes équipées, et de 108 toilettes dans 13 écoles situé dans ces deux départements, a précisé Yoshiaki Hatta ajoutant que le projet comprenait également la construction de blocs sanitaires adaptés aux fauteuils roulant et des rampes d’accès dans ses établissements pour les personnes à mobilité réduite ainsi que des installations de systèmes de production d’énergie solaire.

PI/ HaïtiLibre 

RD : L’expulsion des travailleurs haïtiens illégaux va s'amplifier

RD : L’expulsion des travailleurs haïtiens illégaux va s'amplifier
17/05/2017 11:30:19

Haïti - RD : L’expulsion des travailleurs haïtiens illégaux va s'amplifier
Dans le cadre de l’évaluation de l'emploi de la main-d'œuvre étrangère dans les plantations bananière sur le territoire dominicain, notamment dans les plantations à proximité des localités de Palo Verdeet des bateyes Walterio, Los Chaletes de La Cruz, Madre, Isabel, Maguaca, Juliana-Jaramillo et Sequía, considérée comme la plus grande zone de production de bananes, la Direction Générale des Migrations (DGM) lors d’une récente réunion avec les producteurs du Nord-Ouest, leur a rappelé que les employeurs qui embauchent des travailleurs étrangers, doivent prouver que ces employés sont en règle en République Dominicaine et ont le droit de travailler.

Le Lieutenant Général Máximo William Muñoz Delgado, Directeur de la DGM a informé que ces évaluations et inspections vont être étendues, notamment à d'autres provinces frontalières et dans d'autres secteurs productifs qui recrutent de la main-d'œuvre haïtienne.

Il a rappelé aux employeurs dominicains, que conformément aux dispositions de la loi sur l'immigration, tout employeur dominicain, offrant un travail à un étranger, doit vérifier que son titre de séjour est en règle et qu'il est autorisé à travailler en République Dominicaine, dans le cas contraire, la personne en situation irrégulière sera expulsée dans son pays d’origine au frais de l’employeur, qui en outre sera passible des sanctions prévues par la loi.

Il est à noter que des inspections sur l’emploi de personnels étrangers (haïtiens dans 98% des cas) dans le secteur de la construction entre autres et même dans le secteur du tourisme, sont déjà effectives à travers le territoire dominicain et pas seulement dans les grandes villes, donnant lieu à de nombreuses expulsions de nos compatriotes en situation irrégulière.

SL/ HaïtiLibre 

Politique : Odette Roy Fombrun propose une révolution au PM

Politique : Odette Roy Fombrun propose une révolution au PM
16/05/2017 10:58:09

Haïti - Politique : Odette Roy Fombrun propose une révolution au PM
Auteure de nombreux livres pédagogiques, d’une collection sur le civisme et de plusieurs romans, sacrée « Trésor national vivant » en 2009, l’ex enseignante haïtienne et activiste féministe très connue et respectée, Odette Roy Fombrun, qui fêtera le 13 juin prochain ses 100 ans, suite à l’état des lieux dramatique dressé par le Premier Ministre Lafontant, lui a adressée une lettre en vue de lui présenter la révolution qu’il faut faire

Extrait de la lettre d’Odette Roy Fombrun au Premier Ministre :

« [...] Il faut reconnaître que le pays a été très mal géré et surtout que ses richesses n’ont jamais été exploitées. En effet, Haïti est riche et toutes ses richesses se gaspillent à l’intérieur du pays: richesses naturelles, culturelles et surtout historiques [...] Il devrait être le pays de la Caraïbe à recevoir le plus de touristes. Or, le voilà déclaré seul PMA d’Amérique (Pays le Moins Avancé).

Quelles que soient les options des États généraux, il faudra en arriver à l’exploitation de ces richesses. Je vous présente donc la manière que j’envisage de les exploiter: DYNAMISATION DES DÉPARTEMENTS

La révolution qu’il faut faire :

L’exploitation de ces richesses permettra de développer l’intérieur du pays, dit pays en dehors. Sans son développement, il n’y a pas d’avenir pour Haïti : leurs populations acculées envahissent les villes qu’elles transforment en marchés de rue, multipliant les bidonvilles, sans aucun espoir de mieux-être. Il faut, à tout prix, leur apprendre à exploiter ces richesses, donc à retourner chez eux où le projet va créer du travail. En effet : La dynamisation des départements est une grande konbite des maires du département. Le maire du chef-lieu a la responsabilité de créer la Commission de production de richesses (CPR) dont le siège sera cette mairie et son maire, le président. Le délégué du gouvernement le représentera au CPR.

La Commission aura la collaboration des techniciens fonctionnaires de l’Etat et des volontaires du secteur privé, selon les besoins du projet. En effet :

- Chaque administration communale devra verser aux dossiers du CPR la liste exhaustive des richesses de sa commune : cascades, grottes, ruines, coutumes, danses, sites historiques, us et coutumes, fêtes patronales, terres cultivables disponibles, etc...

- Le Délégué du gouvernement devra verser aux dossiers de la commission la liste des techniciens fonctionnaires de l’État opérant dans le département en spécifiant leur domaine d’expertise et le ministère duquel ils relèvent. Il s’agit évidemment de techniciens à même de contribuer comme consultants ou acteurs à l’étude et à la mise en place de projets d’exploitation des richesses naturelles, culturelles et surtout historiques, l’étude de circuits touristiques ou de projets agricoles. Ces techniciens feront partie de la Commission technique pour la production de richesses (CTPR).

- Les députés du département sont invités à contribuer aux travaux de recherches des richesses et à l’orientation pour le développement de leurs régions. Ils étudieront les projets de loi bénéfiques pour le département. Ils n’auront plus à présenter leurs problèmes au PM, mais à travailler avec lui à les résoudre. De même que les sénateurs.

[...]

Évidemment, la vision du TOURIS LAKAY pour le développement endogène des communautés de l’intérieur prend ici tout son sens, car il se fonde sur la konbite de 3 forces qui sont : les forces vives de la communauté, sa jeunesse, souvent dispersée, et sa diaspora. Tous sont invités à conjuguer leurs efforts dans des projets d’investissements identifiés, par la communauté et le dynamisme de sa jeunesse, réalisables grâce à l’intérêt, le savoir-faire et les ressources financières de la diaspora. Car la diaspora est intéressée à visiter ses lakay pourvu que ses lakay lui offrent certaines commodités dont : des toilettes et de l’eau potable.

[...] En conclusion, mes combats concernent ici comme ailleurs, la place qui revient à notre pays et que nous devons l’aider à occuper, par l’union et les konbites nationales :

HAITI, CENTRE HISTORIQUE ET CULTUREL DE LA CARAÏBE. »