Wednesday, May 17, 2017

Samuel Pierre a encore raflé un autre prestigieux prix

Samuel Pierre a encore raflé un autre prestigieux prix

Samuel Pierre, récemment élu membre de l’Ordre du Canada, prestigieuse distinction honorifique du pays, a encore raflé un autre important prix francophone.
Il pleut encore des hommages sur le professeur titulaire au Département de génie informatique et génie logiciel de Polytechnique, sur l’éminent spécialiste des réseaux de communication câblés et sans fil. Samuel Pierre, maintes fois déjà primé, élu il y a quelques jours membre de l’Ordre du Canada, est le lauréat 2017 du Prix EI Fasi.
C’est l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) qui a attribué ce prix à l’expert canadien d’origine haïtienne, « qui œuvre depuis 25 ans dans le domaine des technologies et de la communication », selon ce qu’a confirmé l’AUF dans une note de presse parvenue à la rédaction de Loop. Ce prix, créé en 1987 en hommage à Mohammed El Fasi par l’AUF lors de sa 9e Assemblée générale à Marrakech, « vise à couronner le travail  d’une personnalité marquante des réseaux de la Francophonie.
Revenant sur les critères du choix du lauréat 2017, l’AUF précise : «  cette édition a connu une innovation majeure dans le processus de dépôt des candidatures passant de la candidature individuelle à la nomination. Sont habilitées à nominer, les personnes issues des établissements membres ou des instances de l’AUF. Les candidatures proposées doivent : pouvoir justifier d’une activité pendant 25 ans après la thèse ; être ou avoir été en activité dans un établissement d’enseignement supérieur membre de l’AUF ; attester, entre autres mérites, de la plus grande exemplarité et faire la preuve d’une dimension internationale avérée ».
Samuel Pierre agit depuis 5 ans comme expert pour l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et a à son actif plus de 500 publications scientifiques et de nombreuses distinctions académiques. Samuel Pierre a obtenu en 1981 un baccalauréat en génie civil de l’École Polytechnique de Montréal, un baccalauréat en 1984 et une maîtrise en 1985 en mathématiques-informatique de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), une maîtrise en sciences économiques de l’Université de Montréal en 1987, et un doctorat en génie électrique de l’École Polytechnique de Montréal en 1991, lit-on dans une esquisse biographique de l’AUF.

Japon : Don de 18 millions de dollars pour la construction d’écoles 17/05/2017 10:31:59

Japon : Don de 18 millions de dollars pour la construction d’écoles
17/05/2017 10:31:59

Haiti - Japon : Don de 18 millions de dollars pour la construction d’écoles
Mardi, l’Ambassadeur du Japon en Haïti, Yoshiaki Hatta et le Chancelier haïtien Antonio Rodrigue ont signé un accord de don du Gouvernement du Japon d’un montant de 18.2 millions de dollars à travers l’agence japonaise de Coopération internationale.

Ce don est destiné à la construction d’écoles fondamentales et la fourniture de matériels dans les départements du Centre et de l’Artibonite, dans les villes de Mirebalais, Thomonde, Saut d’Eau, Boucan Carré, Hinche et Verettes.

Ce don permettra de financer entre autres la construction de 99 salles de classe, toutes équipées, et de 108 toilettes dans 13 écoles situé dans ces deux départements, a précisé Yoshiaki Hatta ajoutant que le projet comprenait également la construction de blocs sanitaires adaptés aux fauteuils roulant et des rampes d’accès dans ses établissements pour les personnes à mobilité réduite ainsi que des installations de systèmes de production d’énergie solaire.

PI/ HaïtiLibre 

RD : L’expulsion des travailleurs haïtiens illégaux va s'amplifier

RD : L’expulsion des travailleurs haïtiens illégaux va s'amplifier
17/05/2017 11:30:19

Haïti - RD : L’expulsion des travailleurs haïtiens illégaux va s'amplifier
Dans le cadre de l’évaluation de l'emploi de la main-d'œuvre étrangère dans les plantations bananière sur le territoire dominicain, notamment dans les plantations à proximité des localités de Palo Verdeet des bateyes Walterio, Los Chaletes de La Cruz, Madre, Isabel, Maguaca, Juliana-Jaramillo et Sequía, considérée comme la plus grande zone de production de bananes, la Direction Générale des Migrations (DGM) lors d’une récente réunion avec les producteurs du Nord-Ouest, leur a rappelé que les employeurs qui embauchent des travailleurs étrangers, doivent prouver que ces employés sont en règle en République Dominicaine et ont le droit de travailler.

Le Lieutenant Général Máximo William Muñoz Delgado, Directeur de la DGM a informé que ces évaluations et inspections vont être étendues, notamment à d'autres provinces frontalières et dans d'autres secteurs productifs qui recrutent de la main-d'œuvre haïtienne.

Il a rappelé aux employeurs dominicains, que conformément aux dispositions de la loi sur l'immigration, tout employeur dominicain, offrant un travail à un étranger, doit vérifier que son titre de séjour est en règle et qu'il est autorisé à travailler en République Dominicaine, dans le cas contraire, la personne en situation irrégulière sera expulsée dans son pays d’origine au frais de l’employeur, qui en outre sera passible des sanctions prévues par la loi.

Il est à noter que des inspections sur l’emploi de personnels étrangers (haïtiens dans 98% des cas) dans le secteur de la construction entre autres et même dans le secteur du tourisme, sont déjà effectives à travers le territoire dominicain et pas seulement dans les grandes villes, donnant lieu à de nombreuses expulsions de nos compatriotes en situation irrégulière.

SL/ HaïtiLibre 

Politique : Odette Roy Fombrun propose une révolution au PM

Politique : Odette Roy Fombrun propose une révolution au PM
16/05/2017 10:58:09

Haïti - Politique : Odette Roy Fombrun propose une révolution au PM
Auteure de nombreux livres pédagogiques, d’une collection sur le civisme et de plusieurs romans, sacrée « Trésor national vivant » en 2009, l’ex enseignante haïtienne et activiste féministe très connue et respectée, Odette Roy Fombrun, qui fêtera le 13 juin prochain ses 100 ans, suite à l’état des lieux dramatique dressé par le Premier Ministre Lafontant, lui a adressée une lettre en vue de lui présenter la révolution qu’il faut faire

Extrait de la lettre d’Odette Roy Fombrun au Premier Ministre :

« [...] Il faut reconnaître que le pays a été très mal géré et surtout que ses richesses n’ont jamais été exploitées. En effet, Haïti est riche et toutes ses richesses se gaspillent à l’intérieur du pays: richesses naturelles, culturelles et surtout historiques [...] Il devrait être le pays de la Caraïbe à recevoir le plus de touristes. Or, le voilà déclaré seul PMA d’Amérique (Pays le Moins Avancé).

Quelles que soient les options des États généraux, il faudra en arriver à l’exploitation de ces richesses. Je vous présente donc la manière que j’envisage de les exploiter: DYNAMISATION DES DÉPARTEMENTS

La révolution qu’il faut faire :

L’exploitation de ces richesses permettra de développer l’intérieur du pays, dit pays en dehors. Sans son développement, il n’y a pas d’avenir pour Haïti : leurs populations acculées envahissent les villes qu’elles transforment en marchés de rue, multipliant les bidonvilles, sans aucun espoir de mieux-être. Il faut, à tout prix, leur apprendre à exploiter ces richesses, donc à retourner chez eux où le projet va créer du travail. En effet : La dynamisation des départements est une grande konbite des maires du département. Le maire du chef-lieu a la responsabilité de créer la Commission de production de richesses (CPR) dont le siège sera cette mairie et son maire, le président. Le délégué du gouvernement le représentera au CPR.

La Commission aura la collaboration des techniciens fonctionnaires de l’Etat et des volontaires du secteur privé, selon les besoins du projet. En effet :

- Chaque administration communale devra verser aux dossiers du CPR la liste exhaustive des richesses de sa commune : cascades, grottes, ruines, coutumes, danses, sites historiques, us et coutumes, fêtes patronales, terres cultivables disponibles, etc...

- Le Délégué du gouvernement devra verser aux dossiers de la commission la liste des techniciens fonctionnaires de l’État opérant dans le département en spécifiant leur domaine d’expertise et le ministère duquel ils relèvent. Il s’agit évidemment de techniciens à même de contribuer comme consultants ou acteurs à l’étude et à la mise en place de projets d’exploitation des richesses naturelles, culturelles et surtout historiques, l’étude de circuits touristiques ou de projets agricoles. Ces techniciens feront partie de la Commission technique pour la production de richesses (CTPR).

- Les députés du département sont invités à contribuer aux travaux de recherches des richesses et à l’orientation pour le développement de leurs régions. Ils étudieront les projets de loi bénéfiques pour le département. Ils n’auront plus à présenter leurs problèmes au PM, mais à travailler avec lui à les résoudre. De même que les sénateurs.

[...]

Évidemment, la vision du TOURIS LAKAY pour le développement endogène des communautés de l’intérieur prend ici tout son sens, car il se fonde sur la konbite de 3 forces qui sont : les forces vives de la communauté, sa jeunesse, souvent dispersée, et sa diaspora. Tous sont invités à conjuguer leurs efforts dans des projets d’investissements identifiés, par la communauté et le dynamisme de sa jeunesse, réalisables grâce à l’intérêt, le savoir-faire et les ressources financières de la diaspora. Car la diaspora est intéressée à visiter ses lakay pourvu que ses lakay lui offrent certaines commodités dont : des toilettes et de l’eau potable.

[...] En conclusion, mes combats concernent ici comme ailleurs, la place qui revient à notre pays et que nous devons l’aider à occuper, par l’union et les konbites nationales :

HAITI, CENTRE HISTORIQUE ET CULTUREL DE LA CARAÏBE. »

Monday, April 3, 2017

FLASH : Grosse feuille de route du Ministre de l'Agriculture

FLASH : Grosse feuille de route du Ministre de l'Agriculture
03/04/2017 09:35:00

Haïti - FLASH : Grosse feuille de route du Ministre de l'Agriculture
Dans le cadre des orientations fixées par le Président Moïse, traduites dans des feuilles de route, remises à chaque ministre http://www.icihaiti.com/article-20507-icihaiti-politique-remise-des-feuille-de-route-aux-ministres.html , le Premier Ministre Lafontant demande au Ministre de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR), Carmel André Béliard, de prendre toutes les dispositions pour faciliter l’industrialisation, promouvoir l’emploi et dynamiser le développement économique du pays. 

Feuille de route du Minitre de l'Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) :
« [...] Monsieur le Ministre, dans la mise en œuvre de la politique de mon gouvernement, je vous confie la mission de conduire les réformes nécessaires pour moderniser l’agriculture haïtienne à tous les niveaux et pour ce faire, je vous demande de prendre les dispositions suivantes :

- Améliorer les conditions de maîtrise d’eau par la réhabilitation des infrastructures hydro-agricoles existantes ;
- Réaliser des aménagements hydro-agricoles supplémentaires pour l’irrigation et le drainage de nouvelles terres dans des conditions satisfaisantes de maîtrise d’eau ;
- Aménager des structures de stockage d’eau ;
- Améliorer les pistes agricoles dans les zones de production ;
- Assurer l’information agricole ;
- Installer des “impluviums” (système de captage des eaux de pluie) dans les zones qui en ont besoin ;
- Construire des barrages en béton en remplacement des barrages traditionnels défaillants ;
- Installer des stations de pompage de l’eau pour les zones de forte potentialité agricole et situées au-dessus du niveau des rivières ;
- Réaliser régulièrement des travaux de curage des rivières et canaux d’irrigation ;
- Renforcer les infrastructures agricoles de base en milieu rural ;
- Investir dans la construction des routes de campagnes ;
- Construire et repartager les ponts et les routes agricoles facilitant le transport des produits dans les marchés et zones de consommation.

Le développement des filières de la pêche et de l’aquaculture contribuera à recapitaliser le monde rural. Dans cette perspective, vous devrez :

- Travailler, avec les organismes compétents, pour donner du crédit en milieu rural ;
- Développer, de concert avec les organismes compétents, les infrastructures nécessaires à la production et la commercialisation des produits agricoles sur les marchés locaux, régionaux, nationaux et internationaux ;
- Travailler, avec les organismes compétents, afin de rendre le producteur agricole autonome sur le plan financier ;
- Développer l’aquaculture vivrière dans les zones à fort potentiel aquacole ;
- Travailler, avec les organismes compétents, pour favoriser le débarquement des produits aquatiques sur le territoire national ;
- Développer la pêche continentale dans les zones hydro-géographiques favorables ;
- Renforcer les capacités techniques et managériales des associations de pêcheurs ;
- Assurer la gestion durable de la pêche, de l’aquaculture et de la viabilité de la pêcherie ;
- Améliorer et moderniser les conditions d’exercice de la pêcherie artisanale ;
- Aider les Associations de professionnels à mieux conserver et écouler les produits de la pêche et de l’aquaculture ;
- Favoriser la pêche industrielle pour le marché national et international.

Le développement des filières de l’agro-alimentaire constitue un objectif prioritaire. Dans ce sens, le gouvernement vous demande de travailler avec les organismes compétents afin de :

- Faciliter le développement des zones agro-exportation ;
- Avoir un fonds de garantie pour le secteur des fruits et légumes de haut de gamme ;
- Lancer un programme de séminaires relatifs au secteur des fruits et légumes à l’intention financiers et banquiers ;
- Formaliser les capacités de traçabilité des produits agricoles, particulièrement les fruits et légumes ;
- Constituer une Agence de Co-marketing des fruits et légumes exotiques ;
- Produire un plan de réfection des routes clés ;
- Améliorer l’efficacité des opérations et installations portuaires pour les aliments périssables ;
- Encourager les entreprises de la filière fruit et légume à améliorer leurs techniques de conditionnement pour mieux répondre à la demande du marché national et mondial ;
- Encourager le développement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) de transformation des produits agricoles et de la pêche ;
- Encourager et aider les étudiants à investir dans les fermes agricoles et dans les entreprises de transformation agricole ;
- Aider à l’amélioration des PME traditionnelles (guildives, moulins etc...) ;
- Encourager les PME spécialisées dans les filières animales.

Monsieur le Ministre, il vous est recommandé de travailler avec les organismes compétents pour :

- Faciliter la commercialisation et la sécurisation des produits agricoles ;
- Faire respecter les normes phytosanitaires ;
- Mettre des informations commerciales sur le marché national et international à la portée des producteurs ;
- Améliorer et standardiser les produits pour mieux se positionner sur le marché international ;
- Développer des normes et standards pour les produits ;
- Veiller à la sécurité des produits alimentaires ;
- Développer l’entreprenariat agricole.

Dans le cadre de la mise en œuvre des politiques progressistes du gouvernement, vous devez prendre des dispositions pour augmenter les capacités des filières agricoles tournées vers l’exportation et assurer l’entrée des devises dans le pays. Vous devrez :

- Appuyer les efforts de modernisation de la filière des fruits et légumes ;
- Définir un cadre de référence pour des filières jugées prioritaires en maintenant les objectifs agricoles : “nourrir la population et exporter” ;
- Négocier des marchés et trouver des niches pour les produits agricoles et agroalimentaires ;
- Informer et former les professionnels sur les normes relatives à la sécurité des aliments au niveau international ;
- Négocier et obtenir des accords internationaux favorables aux exportateurs des produits agricoles et agroalimentaires nationaux.

Il y a lieu d’étendre le programme agro-business lancé sous l’administration Martelly en vue d’élargir l’accès au crédit et à l’encadrement pour la constitution et la gestion des entreprises agricoles. Il sera nécessaire de :

- Réactiver toutes les écoles moyennes d’agriculture dans le pays ;
- Soutenir la recherche agronomique et les Centres de formation dotés de capacité de recherche ;
- Réformer l’enseignement et la formation agricole et adapter continuellement les contenus des programmes, les formules et méthodes de formation à la diversité et à l’évolution des besoins en cadres du monde agricole ;
- Faire la promotion et présenter une meilleure image des métiers de l’agriculture ;
- Établir dans une démarche de partenariat public-privé, des parcs d’équipements adaptés au tarif subventionné en support au développement des projets des agriculteurs ;
- Intégrer l’aménagement des pistes rurales dans le plan de développement des infrastructures agricoles comme une priorité pour le secteur ;
- Soutenir les structures interprofessionnelles en vue de leur appropriation progressive des activités liées au développement des filières agricoles ;
- Réviser le cadre juridique et institutionnel des secteurs qui sont en amont et en aval des filières agricoles ;
- une agence indépendante pour la santé agricole ;
- Renforcer le circuit de financement du secteur agricole en mutualisant les compétences des coopératives et des institutions offrant du crédit aux agriculteurs et aux exploitants agricoles ;
- Mettre en place un système d’assurance adapté pour le secteur agricole en partenariat avec le secteur privé ;
- Mettre en place une politique de protection sociale (assurance maladie et retraite) en faveur des exploitants agricoles ;
Promouvoir des bio-fabriques afin de doter l'espace agricole d'une capacité de production d'engrais et pesticides naturels.

Je vous demande d’engager la préparation du Budget 2017-2018 qui devra être approuvé, après arbitrage du Ministère de l’Économie et des Finances, par le Conseil des Ministres et déposé dans les délais légaux requis au Parlement.

Vous aurez aussi la tâche de renforcer la transparence, la lutte contre la corruption et la bonne gestion des biens et deniers publics. Il vous appartiendra d’organiser, de diriger et d’animer les services, équipes et agents de l’État placés sous votre responsabilité.

Jack Guy Lafontant, Premier Ministre. »

Politique : Des organisations de la Société Civile s'opposent à l'exploitation minière en Haïti

Politique : Des organisations de la Société Civile s'opposent à l'exploitation minière en Haïti
03/04/2017 11:06:10

Haïti - Politique : Des organisations de la Société Civile s'opposent à l'exploitation minière en Haïti
Dans une note, des représentants d’organisations de la Société Civile de protection des droits humains : le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR), la Plateforme des Organisations Haïtiennes des Droits Humains (POHDH), le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) et la Commission nationale épiscopale justice et Paix (CE-JILAP) s'opposent à l’exploitation des ressources minières métalliques en Haïti.

Se référant à l’énoncé de politique générale du Premier Ministre, Jack Guy Lafontant où est question d’un « nouveau projet de loi qui réglementera et permettra l’exploitation des mines tout en minimisant des impacts négatifs sur l’environnement » ces organisations affirment « que les autorités haïtiennes sont en train de berner la population. »

« C’est une mauvaise propagande de faire croire que l’exploitation des mines peut être un facteur de développement économique pour le pays. Car, les expériences antérieures ont montré que les activités d’exploitation des mines métalliques n’ont fait qu’augmenter les misères des gens, engendrer des épidémies et provoquer des phénomènes tels que la dégradation environnementale et la migration, » a dénoncé Alermy Piervilus, Secrétaire exécutif de POHDH.

Ces organisations ont adressé à l’État un ensemble de recommandations très hostiles à l’exploitation de mines métalliques au pays dans lesquelles elles avertissent le nouveau gouvernement et les parlementaires « des conséquences dévastatrices de l’exploitation des mines métalliques sur l’environnent et les habitants des communautés concernées ». Elles en exhortent le Ministère de l’Environnement et les autres ministères concernés par la question, de doter le pays d’une politique de protection de l’environnement, adaptée et appliquée à la réalité haïtienne, avant de poursuivre tout processus d’exploitation minière au pays.

HL/ PI/ HaïtiLibre 

Drogue, blanchiment: Haïti risque la mise à l’écart financière

Financement du terrorisme

Drogue, blanchiment: Haïti risque la mise à l’écart financière

Quelques semaines avant de subir une nouvelle évaluation du Groupe d'action financière de la Caraïbe qui devrait avoir lieu au mois de mai, Haïti est perçue une fois de plus comme une menace pour le système financier régional. En effet, un communiqué, cité par le journal Jamaica Observer, invite les institutions financières des Caraïbes à protéger leurs systèmes contre les risques en cours de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme qui émanent d’Haïti.
Publié le 2017-03-31 | Le Nouvelliste
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Economie -
Au niveau régional, Haïti traîne une réputation de mauvais élève qui ne fait pas assez pour lutter contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Cajeton Hood, président de la Commission de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), a déclaré dans le communiqué que le (GAFIC) a identifié «des déficiences stratégiques et [qui] peuvent constituer une menace pour le secteur financier international. » Cajeton Hood, qui est également le procureur général de Grenade, état insulaire de la mer des Caraïbes, d’une superficie de 350 km2, a précisé que les juridictions ayant des lacunes stratégiques en matière de LBC/FT qui n'ont pas fait suffisamment de progrès ou qui n'ont pas respecté leurs plans d'action élaborés avec le GAFIC pour remédier à leurs lacunes appartiennent à cette catégorie. « À cet égard, le GAFIC appelle tous ses membres à protéger leurs systèmes financiers contre les risques en cours en matière de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme émanant d’Haïti », a déclaré le communiqué. En conséquence, Hood a déclaré que La Grenade a demandé à toutes les institutions financières, y compris les caisses populaires et les compagnies d'assurances, ainsi que les agents immobiliers de faire preuve de prudence pour protéger le système financier grenadien en veillant à ce qu'ils ne soient pas compromis par les risques du blanchiment d'argent et le financement du terrorisme en effectuant des transactions commerciales avec des particuliers ou des organisations ou lors de l'établissement de relations commerciales nouvelles et continues avec Haïti. Le procureur général a en outre prévenu que le non-respect des mesures « peut constituer une infraction susceptible d'être poursuivie en vertu des dispositions prévues dans le « Crime Act » (la Loi sur le crime) » Grâce au vote de la loi sanctionnant le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme et la loi organique de l’UCREF, Haïti avait échappé momentanément aux sanctions du GAFIC qui s’est réuni du 7 au 10 novembre 2016. D’ici le mois de mai, le Parlement devra mettre les bouchées doubles pour procéder au vote d’un nouveau Code pénal et d’un nouveau Code de procédure pénale qui est l’une des exigences du GAFIC. Plusieurs experts et autorités estiment que l’actuel Code pénal et le Code de procédure pénale ne sont pas adaptés pour permettre au pays de lutter efficacement contre le blanchiment des avoirs et le phénomène du « De-risking ».
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